Le cas Ismael Diakité se complique de jour en jour. Alors qu’il devait rentrer à Nouakchott hier, l’attaquant international a préféré rester en Tunisie, promettant qu’il reviendra une fois ses conditions respectées.
L’imbroglio Diakité
Publié le 02/08/2013 à 07:00, mis à jour le 05/08/2013 à 20:19
En Tunisie depuis plus d’une semaine pour signer avec le Hammam Lif, le retour d’Ismael Diakité à Nouakchott était programmé pour hier, jeudi. Mais le virevoltant ailier, qui devait regagner la capitale Mauritanienne en compagnie d’Abdoulaye Silèye Gueye et Al Mamy Traoré, a finalement décidé de rester à quai. Les raisons qui l’ont poussé à se rétracter sont simples. Pour mettre fin aux tractations avec le Hammam Lif, le joueur souhaite percevoir un montant équivalent à celui qu’il aurait reçu s’il s’était engagé avec la formation Tunisienne. Les Hamhama auraient proposé à Diakité une somme de 24 mille euros (soit 9 millions 482 mille ouguiyas) payés en trois tranches (8 mille euros), comme prime de signature. La Fédération Mauritanienne de football qui est en charge de ce dossier, n’aurait pas accepté de répondre aux exigences du Mourabitoune, et aurait soumis une offre nettement moins attrayante.
À présent, une équation se pose et devra être rapidement résolue. Ismael Diakité sait que s’il reste en Tunisie, il ne participera pas au CHAN, et manquera peut-être l’occasion de taper dans l’œil d’un grand club européen. Mais sa situation personnelle (il vient de se marier) ne lui permet pas de prendre le risque de décliner un pareil montant. Car il faut se le dire, rien ne garanti demain qu’il sera recruté par une formation prestigieuse, même s’il joue le CHAN. À la FFRIM maintenant de faire un effort. Qu’on ne s’y trompe pas, Diakité fait partie des meilleurs joueurs (ou le meilleur) de la sélection locale, et Patrice Neveu compte énormément sur ses qualités en janvier prochain. Les fédéraux Mauritaniens pensent certainement que comme le Français a su remplacer Baghayogho et Yacoub Deina, il saura trouver la formule pour se passer du sociétaire de l’ASAC Concorde. Une erreur à ne pas commettre.
Si Ahmed Yahya souhaite retenir des internationaux aux exigences grandissantes, il faudra qu’il sorte le chéquier, et ne pas compter sur le « CIT » comme arme pour dissuader les potentiels rebelles. Arriver au sommet est une chose, mais s’y maintenir en est une autre. Gérer l’après qualification ne sera pas facile pour le Président de la FFRIM. Et c’est là qu’il va falloir qu’il prouve sa valeur. S’il n’arrive pas à régler un cas aussi simple que celui des locaux, comment fera t-il face aux professionnels qui arrivent bientôt ? On comprend maintenant mieux pourquoi l’équipe nationale A ne joue toujours pas. Une responsabilité probablement trop lourde à supporter.
Rédigé par Brahim Sow Deïna
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